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(copie 1)

Le Musée de la batellerie :

Tarif : 2,50€ avec la visite du musée traditionnel à côté de la Mairie.

Le musée de la batellerie est situé dans la Tour de l'Horloge sur deux niveaux. Bien que situé en dehors du musée, il fait partie intégrante de la visite. Pas besoin de guide car cette visite bénéficie d'un système de haut-parleurs qui diffusent aux visiteurs les informations sur l'histoire des bateaux sur la Garonne axu siècles derniers.

Depuis l'antiquité, le commerce par eau se pratique déjà dans le bassin de la Garonne. Ausone, poète du 4ème siècle, parle bâteaux qui se promènent sur la rivière ayant 2000 stades de navigation, soit la distance de Bordeaux à Toulouse ( 370 km ). Mais depuis le début du 19ème siècle, la Garonne tombe dans l'oubli. La voie navigable dans l'axe garonnais a dominé l'économie des transports des origines jusqu'au milieu de 19ème siècle. La route parallèle au fleuve est impraticable de novembre à juillet : le sol humide et gras est piétiné par les animaux et n'est pas entretenue.

L'inscription maritime :
Colbert est à l'origine de la maîtrise des mers par la France. Beaucoup de bateaux sont construits et déciment les forêts du Périgord et les sapins des Pyrénées. De même, il fallait beaucoup d'hommes pour armer ces bâteaux. C'est alors que fut créé l'inscription maritime, sorte de service militaire maritime. Des auvillarais ont donc fait la campagne d'Amérique entre 1790 et 1792. Au 18ème siècle, les besoins de lamarine de guerre étant réduite, les marins se tournent vers la marine marchande. Le développement des colonnies antillaises fait de Bordeaux le grand port d'embarquement.


Les moulins à nef :
Jusqu'au 17ème siècle, la minoterie n'est encore qu'une industrie locale comprenant de nombreux moulins disséminés dans la campagne. Le moulin est souvent double : moulin de pech ( hauteur ) et moulins de rivière dans les petites vallées, en particulier sur l'Arratz. A partir de cette date, la moyenne Garonne devient un grand pays de blé et la Garonne devient le fleuve des moulins à nef.
L'origine des moulins à nef remonte aux premiers siècles. Au moyen-âge, la plupart des fleuves français et même européens, sont peuplés de moulins-bâteaux. Les moulins à nef sont constitués de deux nefs - bâteaux de 12 mètres de long ) séparés par une roue à aube.
Les moulins à nef se trouvent directement sur la voie de navigation et gène le passage des bâteaux. Il y a beaucoup d'accidents. A partir de 1792, l'emplacement et les réparations des moulins à nef sont soumis à de nombreux arrêtés. Le 5 mai 1835, les Ponts et Chaussées interdisent les réparations, et les moulins à nef finissent par disparaitre.

 



Le port :
Les ports sont apellés " passage " ou " cale " ou simplement " port ". Ils sont de 2 catégories, ceux où se fait le trafic et ceux où habitent les gens de la rivière. Auvillar fait partie de ce dernier type. En 1789, il y avait 49 familles de matelots.
Le port d'Auvillar a pour origine un ancien péage appelé " taille foraine "ou " travers ". Ce péage existe déjà en 1204. Les vicomtes ont l'autorisation de lever des troits de leudes sur les marchandises portées par les étrangers dans la ville ou seulement traversant le port d'Auvillar. Certains vicomtes ont même tendu des embuscades avec plusieurs hommes d'armes, aux bâteaux de passage. Un certain nombre de péages garonnais est associé de plus ou moins près au site d'un château. Le péage d'Auvillar se prend sous le château des vicomtes qui domine le niveau du fleuve d'une centaine de mètres. Les origines d'une seigneurie comme Auvillar ont été assurément liées à l'institution du péage, qui a suivi les vicissitudes de la vicomté d'Auvillar et de Lomagne.

 



Les bacs :
Les exploitants des bacs sont appelés les fermiers. Ils ne doivent transporter plus de 50 personnes. L'utilisation du bac ne peut avoir lieu entre le coucher et le lever du soleil. Bien sûr, les crues de la Garonne perturbent beaucoup les passages d'une rive à l'autre.



Le pont :
L'instabilité du cours de la Garonne, l'absence de berges fixes et la largeur de la plaine inondable rendent difficile la construction des ponts. Aussi la Garonne fut-elle par excellence une rivière sans pont. Il n'y avait aucun pont de Bordeaux à Toulouse. La commune d'Auvillar est sollicitée par la société des ponts en fil de fer, en 1841, pour la construction d'un pont suspendu en remplacement du bac existant. Il sera soumis à un droit de péage pour amortir les frais de construction pendant 49 ans. Le bac cesse donc en juillet 1845, lors de la mise en service du pont. Il présenta de sérieuses avaries en 1856/1857 et a dû subir de nombreuses réparations. Il fut utilisé jusqu'en 1939.

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